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Berlin est une ville déconcertante de par l’énergie qu’elle dégage. De son architecture à la population qui la compose, la ville ne cesse de surprendre lorsqu’on s’y balade. Voici les 8 choses qui m’ont le plus étonnée dans la capitale allemande.

1. Son calme et sa verdure​

Pour une capitale, Berlin est extrêmement calme. Là-bas, les klaxons, l’agitation et le bruit ne sont pas omniprésents et les rues quant à elles ne sont pas bondées de monde. On peut s’y balader tranquillement et en se sentant presque à la campagne. En parlant de campagne, la ville est très verte. Même le centre-ville, bien qu’étant l’un des points les plus vivants et animés de la ville, ne déroge pas à la règle. Berlin dispose de grands espaces verts, comme celui séparant la Porte de Brandebourg de la gare centrale, par exemple.

Zone piétonne avec vue sur la gare

2. L’organisation de la ville ​

Elle se compose de différents quartiers qui donnent l’impression de changer complètement de ville lorsqu’on passe de l’un à l’autre. Le centre-ville est d’ailleurs étrangement conçu d’après moi, car les monuments touristiques ne sont pas regroupés les uns près des autres mais disséminés dans toute la ville. Ils semblent davantage faire partie du décor, perdus entre des immeubles résidentiels ou des magasins lambda. Le meilleur exemple : la Porte de Brandebourg. Pas de vendeurs ambulants près de ce monument emblématique de la ville, ni même de magasins de souvenirs. À la place se trouvent des ambassades, elles-mêmes séparées par des banques ou des cafés. Rien ne semble calculé comme on peut le voir à Paris, où autant l’emplacement des monuments clés que l’architecture qui les entoure sont réfléchis et millimétrés. Le mieux est de se balader et surtout de se perdre dans la ville, car au détour d’un quartier résidentiel vous pouvez découvrir des fresques de Street Art ou bien un Biergarten[1] au bord de l’eau.

[1] Brasserie en plein air où l’on consomme généralement de la bière

Porte de Brandenbourg au coucher du soleil

3. La liberté à travers son architecture… ​

À Berlin, c’est la liberté qui prime à tous les niveaux, en commençant par son architecture plutôt hétérogène. On ne peut pas dire que la ville soit harmonieuse de ce point de vue, car on passe sans problème d’un bâtiment futuriste à une vieille bâtisse en pierre. Les tailles, matières et styles se mélangent et c’est assez déconcertant au premier abord.

Architecture berlinoise

4. … Mais aussi son excentricité ​

La population à Berlin est plutôt excentrique, les looks changent de l’ordinaire. Peu importe sa tenue ou ses goûts, il semble qu’on est accepté plus facilement par la société, et que rentrer dans un moule n’est pas une norme sociale aussi importante que dans les pays voisins. Il y règne une atmosphère de liberté, de tolérance.

motard avec une tête de souris

5. La notion de « fête »​

Autre surprise en arrivant là-bas : l’alcool, mais surtout la drogue, occupent une place importante. Au pied du Mur de Berlin, un groupe de SDF faisant la manche avait écrit sur des pancartes à quoi servirait l’argent donné. On pouvait lire entre autres : « for food », « for alcohol » ou encore « for cocaine ». De voir que c’était annoncé aussi clairement m’a étonnée et mon amie, résidant là-bas, m’a confirmé que beaucoup de gens souffraient d’addiction à la drogue. Au cours d’une discussion avec un collègue trentenaire, ce dernier lui avait confié ne plus vouloir faire de fêtes car il associait immédiatement fête et drogue. Il avait un passé d’addict, et ne voulait plus replonger. D’autre part, il est possible de boire de l’alcool partout dans la ville et il ne faut pas s’étonner de voir tous types de personnes une bière à la main à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.

6. Les transports en commun​

Vivant à paris, j’ai été étonnée de voir que pour entrer dans une station de métro, il n’y a rien pour valider les tickets. Aucun problème de tourniquets ni de longue queue pour valider son titre de transport. Là-bas, vous pouvez entrer sans soucis et cela repose plus sur la confiance et l’honnêteté des citoyens quant à l’achat des tickets. Vous pouvez acheter un ticket sur l’application, ou bien en station et à bord des trains en le compostant directement sur le quai et dans les trains.

Aussi, tous les transports sont jaune poussin, métros, trams et bus confondus. Seul le S-Bahn y échappe. Un moyen d’illuminer la ville face au faible ensoleillement dont elle dispose ?

Tram berlinois

7. Le S-Bahn ​

En arrivant à Berlin par les airs, il faut prendre un train rapide appelé S-Bahn, qui relie l’aéroport et la périphérie à la capitale (l’équivalent du RER parisien). Ce dernier traverse toute la ville et sa périphérie. Il est la plupart du temps en aérien, l’occasion idéale pour découvrir la ville. Lorsque vous quittez l’aéroport, vous avez le choix entre le S9 ou bien le S45. Oui 45. Sur le coup, on peut croire que les Berlinois ont donc plus de 45 lignes de RER, mais le réseau de transports de la ville en compte en réalité 16, prévues pour desservir 166 stations en tout. Cela va de la ligne 1 à 9 (la 4 n’existe pas), et est entrecoupé de 9 autres lignes : la 25, 26, 41, 42, 45, 46, 47, 75 et 89. Une organisation qui laisse un peu perplexe…

S-bahn

8. Ce que vous ne trouverez pas ailleurs ​

Pour finir ce top 8, j’ai voulu ajouter deux monuments touristiques importants, notamment de par leur portée historique, en commençant par le Mémorial aux juifs assassinés d’Europe. Le site commémoratif situé en extérieur, s’étend sur 19 000 m2 et se compose de 2 711 blocs de béton gris de tailles différentes disposés sur un terrain onduleux, donnant ainsi une impression de labyrinthe. On est parfois dominé par les stèles hautes de plusieurs mètres, ou bien on les surplombe. On peut choisir son chemin parmi les blocs, et les enfants s’amusent à y jouer à cache-cache, sacré contraste au vu de son inauguration initiale. 

Mémorial aux juifs assassinés d'Europe

Le second lieu emblématique est le fameux Mur de Berlin. Connu de tous, cela reste néanmoins poignant de voir ce passé tourmenté de ses propres yeux, donnant ainsi une dimension encore plus réaliste à la déchirure dont ont souffert les Berlinois pendant 28 ans. De nos jours, des portions du mur sont peintes afin de faire passer des messages de paix, tolérance ou encore de lutte contre le réchauffement climatique.

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